1 ère Réunion départementale - Nice - 06 - ufml - 31 janvier 2013

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

1 ère Réunion départementale - Nice - 06 - UFML - 31 janvier 2013

nice 31 janvier 2013

 

compte-rendu de la réunion ufml de nice le 31 janvier 2013

C’était la réunion inaugurale du « Tour de France UFML ».

Suivront Strasbourg, Nantes, Lyon, Marseille, Paris, Toulouse, Bordeaux…

Introduction

Le but de ces réunions est de passer « du virtuel au réel », des « paroles aux actes », de rencontrer, donner la parole, entendre les médecins, sans frontière entre secteur 1 et 2, l’hôpital, la ville, public, privé, généralistes, spécialistes… Seule l’union de la profession sortira la médecine du marasme dans lequel elle stagne depuis des années, du fait des erreurs conventionnelles, des promesses non tenues, et des carences des syndicats.

Il s’agit donc de laisser s’exprimer les médecins sur ce qui ne va pas selon eux dans leur profession, et de dégager des pistes et des solutions.

Tour de la salle, les médecins présents dans l’amphi se présentent. Majorité de Spé S2, mais aussi généralistes, internes, dentiste, biologistes… de tous âges, avec néanmoins une plus grande présence des quadras.

Présentation du bureau.

Les pigeons ont été créés dans le contexte que l’on sait. Beaucoup ont adhéré au mouvement devant le constat que la Médecine va dans le mur.

De plus la médecine libérale est depuis 30 ans la variable d’ajustement des politiques de santé devant des coûts augmentant régulièrement.

Le risque à terme est la fin de la médecine libérale avec des jeunes qui ne s’installent plus, s’expatrient à l’étranger ou se salarient.

 

 

L' Histoire de l’UFML

Question dans la salle : L’UFML a-t-elle vocation à être un nouveau syndicat ?

Notre réponse est claire : NON

Mais il convient de rajouter que notre volonté est de peser, de devenir une force agissante et novatrice dans le paysage médical et de devenir un levier puissant pour le changement. Les syndicats qui adhéreront à nos idées recevront notre aide et notre énergie mobilisatrice et créatrice, ceux qui continueront sur les traces du passé seront combattus comme aujourd’hui.

Il a été rappelé à tous que la seule voie est l’union des médecins et non la soumission et la compromission. 

 

But : être là, exister 

- induire un autre comportement des syndicats,

- devenir ce que les médecins en feront,

- devenir ce que les syndicats en feront.

 

Soit l’Ufml et tous ses adhérents seront pris en compte par les syndicats, et un travail commun s’effectuera ;

Soit l’UFML sera nié par les syndicats, alors l’UFML remplacera ces mêmes syndicats.

 

L’avenant 8 pour les nuls.

Décryptage des éléments flous de l’avenant.

Existence d’un plafond… qui descend et nous écrasera.

Ce plafond peut varier, au bon vouloir des caisses, des régions, (supérieur à Paris, Neuilly, Lyon, inférieur dans d’autres régions.

Les sanctions annoncées par la CPN concerneront les 5% plus gros dépasseurs départementaux.

La convention concerne tous les médecins. Le coup le plus dur est porté aux S2 « honoraires libres » ne sont plus libres. Honoraires bloqués pour toute la convention (3 ans) ; augmentation du nombre de consultations obligatoires en tarif opposable ; + explosion des charges.

Quelques revalorisations S1, que nous trouvons anecdotiques et indignes… financées par la décote de certains actes de radiologie, biologie et ophtalmologie… et peut-être par les mutuelles…mais sans promesse écrite, sans véritable engagement. 

Le cadre si flou de cet avenant rend incompréhensible son application.

 

Les Pratiques Tarifaires Excessives : Création d’un délit administratif.

Disparition de la notion de Tact et Mesure qui était une prérogative du Conseil de l’Ordre. 

Le problème semblait pourtant mineur :

250 délits statistiques signalés par la Sécu au Conseil de l’Ordre, sans plaintes de patients, seule une vingtaine sortiraient réellement du Tact et Mesure.

Les plus gros « dépasseurs » essentiellement hospitaliers ne sont pas concernés par l’avenant 8 alors que les politiques ont mis en avant ces très gros dépasseurs pour justifier de la nécessité d’une loi.

 

Que sont les PTE : tout ou partie des critères suivants : …

Les sanctions : ce seront les CPAM. Plus de sanction de l’ordre.

Amendes, déconventionnements temporaires ou définitifs, CPN : 12 médecins des caisses + 12 médecins des syndicats signataires ( !) 6 MG + 6 spé.

 

Le contrat d’accès aux soins :

Basé sur la solidarité. Le médecin S2 doit être solidaire des patients dans le contexte économique : demande de sacrifice de la part des médecins adhérents.

 Le flou semble volontaire dans le texte, et nous en auront la clé dans le déroulement de la réunion ! 

33 % doivent avoir signé pour que le CAS rentre en vigueur, au 1er juillet. Si le taux de 33% de médecins n’est pas atteint à cette date, la date sera reculée : jusqu’à ce que ce taux soit atteint.

Seul avancée : les CCA bloqué dans le S1 qui pouvaient prétendre au S2 pourront adhérer au CAS.

Et toujours les sanctions comme menace brandie par les caisses.

 

Attention phrase choc :

« L’UNOCAM s’engage à inciter, les organismes d’AM complémentaires à prendre en charge de manière privilégiée les médecins adhérant au CAS, lorsque ces contrats prennent en charge les dp d’honoraires. »

 

 

Remarques dans la salle :

Suite à la présentation, les remarques dans la salle sont très vite orientées vers les issues possibles.

-          Les internes, remarquent que « pour les médecins gros dépasseurs, le déconventionnement n’est pas une sanction ! » :

-          Question : le plafond de 150% est par acte ou par activité sur l’année ?

-          Les médecins dans la salle essaient de décortiquer l’historique, les tenants et aboutissants de ces décisions. Est évoqué le livre « le livre noir des médecins star ». Le sentiment d’injustice est grand chez les médecins présents, secteur 2, anciens chefs de clinique – assistants des hôpitaux, honnêtes, appréciés de leurs patients. Il y a le sentiment d’un acharnement. L’idéologie, la représentation syndicale des médecins aujourd’hui, et la promesse du candidat à la Présidence expliquent en partie ce qui nous arrive.

Ensuite, une longue intervention d’un délégué syndical du SML 06 présent lors des négociations d’octobre 2012, va nous expliquer le contexte et son point de vue sur la signature de l’avenant 8. Lui-même se déclare, un peu tard, contre l’ avenant 8 :

-          Contexte : Désastre de la Loi HPST, et du ministère de la Santé de Roselyne Bachelot. Le mari de la Ministre se serait fait opéré d’une hernie discale et on lui aurait demandé 7000 euros de dépassement d’honoraires. Depuis cette époque, le « problème » des dépassements d’honoraires revenait sans cesse sur le tapis, c’était un épouvantail, qui focalisait l’attention. Le contexte est devenu très lourd dès qu’on abordait ce sujet.

Une des promesses du candidat Hollande était « stop aux dépassements d’honoraires ». Il a été alors signifié aux syndicats : « soit vous négociez, soit il y aura une loi, je vous engage à négocier ».

Van Rockeghem est sarkozyste et désirerait sauver son poste après l’élection de Hollande.

MG France pèse lourd et est socialiste. 

Le propos de ce repenti finalement ne nous apprend pas grand-chose , plus exactement confirme ce que l’on savait déjà et que nous avions très tôt dénoncé :

Une signature au forceps

Une signature SML uniquement du fait de son président de l’époque, aujourd’hui remplacé

Une arnaque de négociation

 

Mais fort à propos, Jérôme Marty a tenu a rappelé à tous, qu’en aucun cas on ne peut imaginer ces vieux briscards du syndicalisme, rodés à ce genre de négociation, se faire berner, rouler dans la farine par excès de naïveté ; Non , ils ont été constants, c'est-à-dire habituellement mauvais dans leurs habitudes de négociations molles de convenance et de connivence. Sûrs des arrangements entre amis, sûrs d’une parole implicite plus importante qu’un texte qui aujourd’hui appliqué .

 

Donc jusqu’ici, pas de remise en question du SML… jusqu’aux premières CPN du 17 janvier « le tournant » : La Sélection des médecins ayant des pratiques tarifaires excessives : décrit comme un véritable cauchemar. La sélection se fera sur des critères pires que tout ce qui a pu être redouté depuis le début :

-          150% est un plafond ABSOLU (sauf Paris, Lyon, Hauts de seine)

-          La rédaction floue a été volontaire de la part des syndicats pour ne pas emprisonner les médecins, elle permet au contraire toutes les interprétations au loisir des caisses de sanctionner comme bon leur semble ! Tous les critères peuvent être utilisés contre les médecins.

-          Quelque soit leur pratique, 1200 médecins seront sacrifiés.

-          Si tout est mis en place c’est une catastrophe.

-          Incitation est faite à l’assemblée d’investir les syndicats 

Information sur quitter la sécurité sociale et le choc de la lettre du président de la CARMF !

Discussions autour des collusions avec les mutuelles.

L’ACS pourrait être considéré comme une subvention aux complémentaires, un détournement d’argent public par subvention déguisée aux complémentaires qui font elles du dépassement abusif de frais de gestion.

 

Beaucoup de questions sur les sanctions, le P4P.

JM insiste sur la perversité du texte, qui pour les sanctions décidées en CPN seront à priori rétroactives donc, les amendes seront d’autant plus élevées car sur une longue période.

Le P4P « pathognomonique » de l’aberrance des syndicats, à mettre le doigt dans un système d’indicateurs, d’obéissance, dans l’encadrement, sans jamais voir les dangers et la stupidité du piège tendu.

Et l’acceptation par défaut est encore une perversité, car 97% se retrouvent réputés avoir accepté ce dispositif, mais seuls 9,7% ont rempli et renvoyé les indicateurs à la date prévue. Résultat : on recule la date ! Encore un exemple de la vacuité morale des syndicats.

Répétition de procédés incompréhensibles allant dans le sens d’une médecine de plus en plus administrée.

Enfin, le P4P proposé aux MG S1 : il est rappelé que le C est à 23 euros, au plus bas de l’échelle européenne, alors que le MG français est au contraire celui qui travaille le plus en nombre d’heures travaillées. 9% des étudiants seulement s’installent en libéral. Moyenne d’âge des MG 55ans.

Nous allons droit à la catastrophe :

Plus de médecine libérale

Hôpital débordé

Déserts médicaux en explosion

Cliniques privées rachetées puis revendues au bon vouloir des fonds de pension…

 

Les 5 euros par patient de plus 85 ans proposés semblent bien maigres devant ce constat catastrophique mais suffisent à ce que les syndicats se targuent d’avoir obtenu pour les MG.

La réunion se termine par la lecture d’un passage de la dernière lettre du Dr Maudrux, publiée le jour de la réunion par Philippe Letertre.

 

Notre message final scandé durant la réunion est clair : 

Seul l’UFML représente aujourd’hui une conscience médicale, aspire à ce que les décisions médicales soient le fait des Médecins et non les caisses où des syndicats sous influence du pouvoir. Un syndicalisme fort, digne et réellement représentatif (pourquoi pas obligatoire) doit naître permettant ainsi que quelques petits syndicats à la probité douteuse, et au nombre d’adhérents famélique, ne s’arrogent plus les pouvoirs que ceux-ci détiennent aujourd’hui.

 

Pour cela nous devons grandir et fédérer la plus de Médecins possibles.

 

Mot d’ordre : 

Adhérez à l’UFML

Union de tous médecins

Prise de pouvoir par infiltration massive des syndicats signataires

Stop à la médecine vendue pour 5 euros.

Partagez cet article

Submit to FacebookSubmit to Google BookmarksSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn
AddThis Social Bookmark Button

Participant à cette conversation

Commentaires (2)

  • Invité (Valye)

    Permalien

    première réunion... et je suis très fière de vous tous.. Merci pour vos engagements ... bonne continuation, et c'est toujours un réel plaisir de vous retrouver sur FB;;

  • Invité (lamarche-arene)

    Permalien

    Formidable. Pédagogique. Le combat semble la conclusion évidente. Qu'en ont dit les médecins participants ?

Ajouter vos commentaires

0 / 300 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir entre 10 et 300 caractères
conditions d'utilisation.