UFML appelle à une mobilisation de rupture

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par le dr jérôme marty, président de l'ufml

Jerome Marty2 « Aujourd’hui, argumente le Dr Ortiz, la consultation est déconnectée de la réalité. En suivant l’inflation, le "C" devrait être à 26 euros. Notre revendication de l’acte à 25 euros me semble donc légitime et raisonnable. »

Quel âge avait Napoléon ?

Quelle différence y a-t-il entre un chien ?

L'UFML rappelle à Jean-Paul Ortiz que loin d'être à 26 euros, si le C avait suivi l'inflation depuis 30 ans il serait à 45 euros soit dans la moyenne européenne.

L'UFML prône l'union des professionnels de santé, contre la Loi de Santé mais dénonce la revendication tarifaire de la CSMF totalement déconnectée de la réalité des pratiques, du rôle et des responsabilités des médecins au sein de la société.

L'UFML l'affirme , rien ne justifie le maintien des tarifs des médecins au plus bas de l'échelle Européenne.

L'union historique qui peut se lever contre la loi de santé doit être le point de départ de la reconstruction de notre système sanitaire.

Une reconstruction qui doit passer par l'obtention par la profession, dans son ensemble, d'Etats généraux de la santé pilotés par ses seuls vrais experts, les acteurs de terrain.

L'UFML appelle à une rupture totale et définitive avec un système qui lie le tarif des actes à l'état économique de l'assurance maladie.

Les médecins de France ne doivent plus accepter d'être les jouets d'une farce politico-économique où l'idéologie et le dogmatisme tiennent lieu de gosplan sanitaire !

Le chiffre des installations s'effondre au sortir des facultés. Le taux de suicide est de 2,48 fois la moyenne nationale, les burn out se multiplient et se banalisent. Les tarifs des actes ne trouvent que Malte en Europe pour leur être inférieurs. Le secteur 2, indispensable à la survie même de professions entières au regard des blocages tarifaires voit sa disparition programmée.Tout cela fait partie d'un bilan que les responsables syndicaux ne doivent pas fuir.

Les établissements de soins privés sont menacés dans leur existence même alors que les équipes médicales des hôpitaux publics s’épuisent sous une gouvernance déstructurante. Les Agences Régionales de Santé décideront demain des pratiques, des droits d'exercice, des installations....Les organismes complémentaires entrés dans le système décisionnel paritaire avec l'avenant 8, qui voient continuellement leur rôle s'étendre, rachètent maisons médicales, pharmacies, cabinets dentaires, EHPAD, établissements de soin, et préparent la financiarisation du soin ainsi que l'assujettissement des médecins.

Le Tiers Payant Généralisé parachèvera la destruction du système : médecins aux ordres, médecine caporalisée, quotas d'actes et tarifs flottants, les médecins auront définitivement perdu la main.

Les faits sont là ! La loi de santé était entièrement prévisible et l'UFML, depuis deux ans, l'avait annoncée.

Aujourd'hui les syndicats se rallient à nos positions et reconnaissent que nos craintes étaient fondées. C'est un premier pas mais l'UFML l'affirme, la profession doit se saisir de l'organisation de son avenir et provoquer une rupture avec un système en bout de course dont la seule garantie de survie est une médecine aux ordres .

L'UFML appelle à la mobilisation de tous : retrait de la loi de santé, on ne négocie pas la liberté, on ne marchande pas l'indépendance et organisation d'Etats généraux de la médecine pilotés par la profession !

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Commentaires (1)

  • Invité (Jean-François HUET)

    Permalien

    Non seulement la Loi de Santé était entièrement prévisible mais elle s'inscrit dans la logique implacable de notre système collectivisé de protection sociale. Combattre cette Loi sans être en rupture TOTALE avec le système qui l'a produite ne sert à rien

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