Loi sur l’accessibilité des cabinets médicaux aux personnes handicapées au journal officiel dans une semaine : l’UFML tire à nouveau le signal d’alarme

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par le bureau de l'ufml

communique de presse

Comme l’avait prévu l’UFML, il n’y aura aucun aménagement du texte et les travaux de mise aux normes seront entièrement à la charge des médecins sous peine de sanction, et ce indépendamment de la taille et des moyens du cabinet et du coût des travaux. Dans un précédent communiqué datant de février, l’UFML avait dénoncé le fait que les frais de mise aux normes pour rendre accessible les cabinets médicaux incombaient entièrement aux médecins.

Mise en péril de nombreux cabinets

Ce n'est pas aux médecins de subir une charge de plus alors même que l’état est responsable du blocage de leurs tarifs depuis des années. S’il s’agit d’un enjeu de santé publique, ce n'est pas aux médecins libéraux, mais bien à l'État, de créer les conditions du financement de ces mises aux normes qui peuvent s’avérer extrêmement coûteuses (faire installer un ascenseur ou un élévateur par exemple). La prise en charge de l’accessibilité au soin relève de la solidarité nationale et ne doit en aucun cas mettre en péril la moindre entreprise médicale.

Une mesure nécessaire mais une loi destructrice

Cette mise aux normes des cabinets médicaux est bien entendu nécessaire. Elle est, comme le reconnaissent les associations de personnes atteintes d'handicap, un enjeu de santé publique. Mais cette loi inique pourrait conduire bon nombre de cabinets à la faillite, l’UFML appelle l’ensemble des médecins à la désobéissance.

Non au lobbying organisé

Les médecins ne seront pas les acteurs d’un lobbying organisé par des sociétés de conseil spécialistes de la surveillance et de la fourniture de matériel de mise aux normes, qui s’enrichissent grâce au système sanitaire. L’UFML dénonce le jeu trouble et scandaleux du gouvernement qui ose utiliser la loi sur l’accessibilité et ses sanctions pour forcer la mise en place d’une nouvelle carte sanitaire.

Si le gouvernement veut le feu, il l'aura !

Cela commencera le 30 septembre prochain par la fermeture des cabinets et la participation aux manifestations sur tout le territoire. Puis une grève des gardes de week-end est annoncée pour octobre et tout le mois de novembre ainsi que l’arrêt de la télétransmission avec renvoi de la carte CPS selon les modalités que nous avons définies.

 

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